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1975 – 1990 : Chantal Boissaye témoigne…

A l’occasion des 30 ans de la Réserve Naturelle de la Petite Camargue les 4 Président(e)s successifs de l’Assoce Verte témoignent dans la presse locale de leur engagement pour la protection de ce milieu naturel exceptionnel.

Chantal Boissaye débute avec sa période 1975 – 1990 durant laquelle elle était présidente de l’association.

par Nadine Muller, le 10/06/2012

Témoignage 1974 : après plus de 20 ans d’actions,
la Petite Camargue alsacienne naît

La Petite Camargue alsacienne, havre de paix pour la faune et la flore, n’est pas tombée du ciel. Elle est née dans l’action, l’action militante, l’action des Amis de la Petite Camargue. Chantal Boissaye était de la partie. Les Dernières Nouvelles d’Alsacepar Kristin Jurack le 07/06/2012 à 05:00Saint-Louis 30 ans de la réserve naturelle de la Petite Camargue alsacienneConscient de la valeur de la nature Lundi prochain, le 11 juin, c’est jour pour jour les 30 ans de la réserve naturelle d’Alsace, appelée aujourd’hui la Petite Camargue Alsacienne. Chantal Boissaye se souvient très bien des débuts du mouvement.
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par Kristin Jurack, le 07/06/2012

30 ans de la réserve naturelle de la Petite Camargue alsacienne : Conscient de la valeur de la nature

La Petite Camargue alsacienne, havre de paix pour la faune et la flore, n’est pas tombée du ciel. Elle est née dans l’action, l’action militante, l’action des Amis de la Petite Camargue. Chantal Boissaye était de la partie.
Lundi prochain, le 11 juin, c’est jour pour jour les 30 ans de la réserve naturelle d’Alsace, appelée aujourd’hui la Petite Camargue Alsacienne. Chantal Boissaye se souvient très bien des débuts du mouvement.
DES LES ANNEES 70, face à la nature en danger, des citoyens se mobilisent et s’associent en « Amis de la Petite Camargue Alsacienne » pour la création d’une réserve naturelle et la sauvegarde de l’environnement dans la région frontalière. Chantal Boissaye a connu ces débuts et s’est engagée avec d’autres militants de la première heure en 1974. Aujourd’hui, elle est vice-présidente de l’association de la Petite Camargue alsacienne et membre de l’assoc verte.
« En 74, j’ai trouvé un tract pour la sauvegarde du Kirchenerkopf dans ma boîte à lettre. C’est comme cela que ça a commencé », explique-t-elle.
«À l’époque, il y avait Solange et Michel Fernex qui se sont beaucoup engagés pour la nature et nous avons compris qu’il fallait un groupe ici, sur place. Nous avons donc créé en 1975 les Amis de la Petite Camargue Alsacienne (APCA) desquels j’étais la première présidente jusqu’en 1990 ».
L’idée : obtenir un classement de réserve naturelle sur deux pôles : Village-Neuf et Rosenau ainsi que la pisciculture. Les scientifiques et naturalistes autour des Fernex montent un dossier pour justifier la protection du site et pour sensibiliser les élus aux richesses de la PCA. La loi sur la protection de la nature voté en 1975 aura été un petit plus.
« C’était l’époque de la prise en conscience de la valeur de la nature. Aujourd’hui il y a le terme du “mouvement citoyen“. Mais c’était aussi le temps du développement du nucléaire, de la création de zones industrielles et le rêve de la politique était une Ruhr (région fort industrialisée en Allemagne, N.D.L.R.) alsacienne de Bâle à Strasbourg », décrit Chantal Boissaye. Mais elle et ses compatriotes, «nous n’avons jamais été des opposants pur et dur», c’est pour cela qu’ils fondent en 1976 le centre d’initiation à la nature. Le premier salarié étant embauché qu’en 1985, les Amis de la Petite Camargue ont tout fait eux-mêmes : visites guidées, organisation d’un festival de musique, travaux sur le site.
Un temps de conflits : Les agriculteurs voulaient agrandir l’Augraben pour sècher le terrain, le nouvel exploitant de la pisciculture voulait creuser le grand marais pour obtenir de meilleurs résultats. Heureusement, la ville de Saint-Louis a interdit les déboisements et les travaux sur l’ensemble du site.

Au tribunal avec Blotzheim
Mais il y eut un autre conflit, dont Chantal Boissaye rit aujourd’hui mais qui à l’époque a été mené avec acharnement : 300 ha du terrain appartiennent à Blotzheim, du au rattachement de Blotzheim-la-Chaussée à Saint-Louis. «Le maire de Blotzheim voulait rendre monnaiable la pisciculture et s’opposait à la protection du site. Quand Blotzheim n’a pas trouvé de nouveau locataire pour la pisciculture, nous avons créé une SARL, un bail amphiotique, pour la reprendre. Pendant trois ans on était en tribunal»…
Le bilan? «Notre premier dossier portait sur 1 000 ha, aujourd’hui, 957 ha sont protegés. Les choses ont mis du temps, mais nous avons réussi. La seul manière de préserver, c’est de faire connaître.»

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